Présentation ?

 Présentation ?
On débute, on mélange tout, et on recommence.


Adeline. 15 ans. Perpignan. Lycéenne la journée, Rêveuse le reste du temps. Ecrivaine à ses heures (non) perdues. Cavalière à l'occasion. Passionnée par l'ecriture, l'équitation et sports extrêmes. Fascinée par l'imagination, l'irréel ...


Des projets, des sentiments, des idées. Plein la tête. Océan en fusion prêt à déborder. N'importe où. N'importe quand. Sans aucune raison visible.
Adaptation face à l'interlocuteur. Assemblage de lettres. Mélange de mots. Suite de phrases. Prendre la matière première. La façonner. Lui donner forme. Finir. Mais jamais satisfaite de son travail.
Tenter de coucher le vibrant sur une surface lisse. De faire ressentir. Le Chaud. Le Froid. L'Amour. La Haine. Juste avec des mots. S'exprimer. Exprimer librement. Des convictions fortes. Revendiquées. Ou non.

Suite de mots jetés sur un papier, accumulation de sentiments incohérents, trop-plein d'émotions froissées.


Musique : The Lion and the Lamb (le Lion et l'Agneau),
musique du film Fascination,
film à sortir bientot, adaptée du roman de Stephenie Meyer.

# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:23

Modifié le vendredi 25 avril 2008 07:54

#1 - Rêve ...

#1 - Rêve ...
Rêve


J'ouvre lentement, très lentement mes yeux et découvre l'artifice coloré qui éclate devant moi. Enfin endormie, je passe du côté du monde du rêve où le ciel n'est qu'un paradis où se confondent toutes les couleurs, comme une rivière de sucrerie acidulé.
J'aime découvrir ce spectacle resplendissant à chaque foi que j'entre dans ce monde. Je ne m'en lasse jamais. Et voici qu'apparait, au-dessus de moi une nuée d'oiseaux en papiers qui fièrement papillonnent autour de moi. Je rie en les voyant s'efuir en piaillant ,quand ils voient apparaître un nuage sucré. Ce coussin de barbe à papa m'invite à grimper sur son lit de fumée et une odeur parfumée emplit mes narines pour me bercer doucement.
Que de bonheur quand tête la première, je plonge dans une rivière de lumière. Son lit est parsemé de diamant étincelant que je n'arrive pas à saisir. Je ressors, éclaboussant les dragons qui s'abreuvent du liquide éclatant. Des perles de bonheur roule sur ma peau blanche.
Je souris comme jamais je n'ai souris. Je me sens envahie par une joie infinie que rien ne pourrait effaçer. Je sors de l'eau, m'étalant sur le sable turquoise qui s'insinue dans mes vêtements.
D'étranges créatures se regroupent autour de moi et entament un chant féerique. Je me sens envahie par la magie et je comprends que des ailes écarlates viennent de pousser dans mon dos. Je les déploie, les admirant avec fierté pour enfin m'envoler. Je surplombe cette vallée de rêve, attrape une étoile sucré que je lèche avec gourmandise...


Puis soudain...tout disparait, comme aspiré par une chose inconnue, même mes ailes sont tombées. Je suis prise d'une panique éblouissante qui me force à courir pour fuir. La peur m'envahit et soudain...me voilà happée par la réalité...

Je grelotte dans mon lit trop froid songeant à la journée qui m'attend. Le rêve est fini et le cauchemar ne fait que de commencer....

# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:30

Modifié le samedi 26 avril 2008 05:42

#2 - Le Chat

#2 - Le Chat
Le Chat




Un bond. Grand. Rapide. Brusque. Précis. Calculé. Parfait.
Un coup de crocs. Puissant. Dur. Sec. Ferme. Inévitable. Parfait.
La chasse est finie.

Ondulant entre les buissons, les haies et les arbres qui constituent les jardins de ce quartier résidentiel, un chat avance furtivement, un gros mulot coincé entre les mâchoires. C'était une très belle prise qui, bien qu'elle ne constituerai pas son déjeuner, ferait bonne impression. Pas auprès de sa famille, bien trop horrifiée par la vision de ces nuisibles qu'ils nomment "rongeurs" morts, mais auprès d'Elle.
Elle ? Eh bien... C'est Elle !
Non, ce n'est pas un autre petit fauve comme lui. Oui, c'est une humaine.
Non, il n'est pas fou. Oui, elle n'est pas comme les autres de son espèce.
D'ailleurs, s'il veut absolument amener le rongeur à Elle sans être en retard pour son arrivée à la maison. C'est toujours à la même heure, entre le milieu d'après-midi et le début du soir qu'elle rentre. Ce qu'elle fait de sa journée ? Il l'ignore, mais il s'en fiche bien. Ils ont des vies totalement différentes, et quand ils ne sont pas ensemble, ça ne lui sert pas à grand chose de savoir où elle ai.
Elle est humaine.
C'est normal pour les humains.
Même si elle n'est pas aussi humaine que les autres.

Pourquoi ? Il l'ignore.
Comment ? En étant aussi féline qu'humaine.
Il a toujours vécu avec elle, et à la maison, c'était elle la plus patiente avec lui. C'était aussi elle qui le comprenait le mieux. Elle arrivait en un instant à traduire ses mouvements, ses expressions, ses regards... Si bien qu'il avait l'impression qu'elle lui parlait parfois. C'était sans doute vrai. Surtout que, parfois, quand il est avec elle, des images surviennent dans son esprit, entremêlés de sons singuliers, semblables à ceux qui sortent du corps des humains, le seul moyen de communication qu'ils semblent avoir.
Mais les façons dont les humains se parlent ne l'intéresse pas grandement. Il n'est pas humain lui, il est chat.

Le chat continuait d'avancer jusqu'à la maison. Il grimpa sur la terrasse puis gratta à la porte-fenêtre qui donnait sur la cuisine, où Elle se trouvait, comme d'habitude. Elle lui ouvrit, un sourire chaleureux au visage, le caressait puis examina le mulot. Comment allait-elle le trouver ? Trop maigre ? Trop abîmé ? Trop... Il s'inquiétait pour rien, car elle réagit comme normalement. Elle déposa le cadavre sur le sol de pierre de la terrasse, le câlina brièvement avant de le faire rentrer.
Un autre membre de la maison aurait mal réagi, se serait mis à crier et aurait jeté au loin l'animal mort, mais avec Elle, c'était différant. Totalement différant.
C'était Elle.

Elle était un peu plus petite que les humains dans la norme. Sûrement parce qu'elle n'était encore qu'à l'équivalent humain du chaton dans le règne animal. Il est long, ce statut, chez cette espèce, mais elle restait de toute façon Elle. Cela ne changeait rien de le savoir. Son pelage fixe était brun et lâché sur son dos, ondulant paisiblement entre ses omoplates. Le pelage métamorphe lui, ce jour-là, était dans des teintes bleues. Pour désigner plus précisément ce pelage, il avait besoin d'un vocabulaire qu'il n'avait pas. Le vocabulaire humain. Déjà qu'il ne comprenait pas vraiment le principe de ce pelage qui changeait tout les jours, selon les humeurs et les saisons, contrairement au sien, toujours éternellement noir.
Mais comprendre cela ne changerai pas grand chose dans sa vie.
Elle restait Elle.

Il l'aimait tant.
Pourquoi ? Il y a tant de raisons.
Elle ne le forçait jamais à faire ce qu'Elle voulait, contrairement à d'autres humains. Elle était toujours à son écoute, prête à subvenir à ses moindres besoins, à toute heure, même les plus dures de la nuit. Elle était aussi la seule personne qu'il connaissait qui avait compris que, contrairement au chien qui vit chez ses maîtres, c'était les maîtres du chat qui vivaient chez leur animal, idée que peu d'individus de cette espèce pseudo-supérieure acceptent.
Seul le félin a une vie réellement parfaite. L'humain travaille toute sa vie, se croyant meilleur que les autres races et les autres comme lui ainsi, et qui finit par en profiter ? Sa famille.
Or, les membres font exactement la même chose. Alors ceux qui en profitent réellement sont ceux qui, parmi eux, ne travaillent pas.
Le chat domestique étant le seul type d'êtres libre de ses actions profitant du confort assuré par les humains, il se hissait alors finalement à la place d'espèce supérieure, bien au dessus des humains.
Mais Elle, elle était un peu comme lui. Heureuse et libre.
Ils ne se ressemblent pas du tout, pourtant, ils sont si proches l'un de l'autre en fait



Nouvelle assez "vieille"... Je sais meme pas pourquoi je la postes, je l'aime pas vraiment, en fait ... xD

# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:32

Modifié le dimanche 27 avril 2008 10:16

#3 - Même pas mal !

Même pas mal !



Dix-sept ans, menteuse, téméraire, comédienne à mi-temps.

Le choc. Brutal.
« Luna ! Ça va ? Non ne bouge pas ! »

La voix ne laisse pas transparaître d'affolement. De l'inquiétude, un brin, surtout trahit par ses pas pressés. Malgré les directives je remue, doucement, et... je retiens un cri ainsi que les larmes qui perlent sous mes yeux. Bordel c'est pas vrai, pourquoi je suis tombée d'abord ?

« Tu peux tenter de te relever ? Où as-tu mal ? »

Battements de paupières. J'observe. Sonnée, encore un peu. Surtout ne pas regarder les autres. Vision trouble. Prendre sur soi, contracter les muscles des jambes, tendre le dos. Nouvelle vibration. Martyre de volonté. Élancement, douloureux ? Non!

«C'est juste les fesses. Un nouveau bleu au palmarès ! »
« Même pas ironique ? »

Éviter de se cambrer, solution provisoire. Encourager le corps meurtri, l'exalter à ignorer les protestations des muscles, des os, des chairs à vif. Détermination absurde. Plier les genoux, les rassembler. Sous moi. S'aider des bras, en ignorant sa main tendue. Fierté inconvenante.

« Même pas besoin d'aide... »
« Même pas vrai »

Tenir en position debout. A demi-stable. Le sable de la carrière glisse le long de mon dos, s'immisçant sous mon tee-shirt. Lever le bras. Saisir d'un geste sûr les rennes qu'elle gardait en main. Les rassembler au dessus de l'encolure. Un pied à l'étrier, une poussée, une grimace fugace. De nouveau en selle. Douleur.

« Même pas mal ! ».
Voix rieuse, espiègle. Échange de sourires. Sourire rassuré. Sourire crispé.

« Hey Luna, une véritable cascadeuse ! C'était impressionnant, elle s'est cabrée presque à la verticale ! Heureusement que t'as tout lâché hein, on n'a cru que vous basculeriez toutes les deux vers l'arrière un instant. On retenait nos souffles, pourquoi t'es restée sur l'arrière aussi ? N'empêche que je me demande comment tu fais pour remonter à chaque fois, surtout cette jument complètement imprévisible... » Le babillage des mots, la tension qui s'évacue. Il a eu peur, lui. Couper son monologue.

« Même pas peur, jamais peur ! ». Fanfaronnade. L'écho de son rire à mes oreilles.

« Puis surtout, même pas mal ! ». Dernier phrase envolée par l'air brassé du départ foudroyant. Galop. Saccade. Foulée nerveuse. Je la retrouve, j'oublie l'incident. Se donner en spectacle. Aimer ça. Ressemblance.


« Même pas mal ! »
« Menteuse » souffle de conscience.

« Cascadeuse » crie-t-il.

# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:38

Modifié le dimanche 27 avril 2008 10:20

#4 - Une si belle peluche

#4 - Une si belle peluche
Une Si Belle Peluche.....


Je suis Boundou, un ours en peluche âgé de 10 ans. Voici Mon père. Chaque partie de mon corps vient de son invention. Il travaille dans une espèce de laboratoire secret où d'autres messieurs font exactement la même chose que lui. Mon père est leur chef. C'est lui qui décide le déroulement de chaque fabrication et ce qu'il faudra, à l'avenir, en faire.
I
l y en a des millions ici. Nous nous ressemblons tous. Mais je ne sais pas pourquoi tous ces messieurs, dont mon père, créent autant de peluche et surtout notre utilité. Une seule suffit, non?

Un jour que j'étais sagement assis sur une
table, mon père me prit par le bras et me mit dans une boîte en fer. Il mit d'autres ours en peluche dans d'autres boîtes. Puis ces mêmes boites en fer furent mises dans un grand camion bleu nuit. Nous devions partir du laboratoire. Pourquoi?

Notre voyage dura beaucoup de jours. De temps en temps, nous pûmes entendre des b
ruits de fusils et de bombes dehors. Mais ces bombes ne touchaient ou plutôt ne visaient pas notre camion.....Pourquoi?

Au bout d'environ une semai
ne, nous fûmes transportés hors du camion, mais pas des boîtes. A vrai dire, nous fûmes enfermés dans celles-ci très longtemps. Malin comme je suis, je fis un trou dans la boite (ne me demandez pas comment j'ai fait, ce serait trop compliqué à expliquer) pour voir ce qu'il se passait dehors. C'est alors que je vis, avec étonnement, que nous étions dans un autre laboratoire. Mais malheureusement, je ne pus avoir une autre réflexion car un monsieur s'approcha de nous. Il ouvrit la boîte et nous mit des choses étranges dans notre ventre. Une espèce de petite boite noir avec un bouton rouge au dessus. Pourquoi?

Nous fûmes, après, mis dans un autre camion, plus
grand et mieux équipé, c'est-à-dire que le compartiment où nous nous trouvâmes été plus spacieux. Il y avait aussi de grandes boîtes bleues où quelqu'un nous mit dedans. Enfaîte, nous étions dans une boîte et cette boite fut, elle aussi dans une autre boîte. En cours de route, j'entendis l'appel, par un éventuel coup de téléphone, d'un monsieur, l'Agent Millium. Il lui donna des instructions. Le conducteur, répondit chaque minute « Oui Agent Millium.........Oui..........Oui..............Oui Oui ne vous inquiétez pas, tout sera fait comme prévu » Pourquoi?

Nous voyageâmes quelques heures avant que le con
ducteur nous sorte de nos boîtes et nous mit chacun sur quelque chose. Il nous installa correctement et partit vers son camion, sans nous.
Moi
je me trouvais sur un très gros rocher.
Le paysage était trè
s sec. Il y avait quelques arbres mais ceux-ci étaient nus. On se croyait dans la savane. On était là, au milieu de nul part. On attendait quelque chose, sans savoir quoi. Puis, d'autres messieurs vinrent nous voir pour appuyer sur le bouton rouge de la boite noir qui se trouvait en nous. Puis ils repartirent en courrant, sans nous emporter. Nous devions rester là. Pourquoi.?

Après quelques minutes d'at
tente, je vis un enfant s'approcher de moi, les mains grandes ouvertes, comme s'il voulait me prendre dans ses bras. Il était à moitié vêtu, les cheveux abîmés, et avait des taches noirs de saletés sur le visage. Il était de petite taille et assez mince. Non, TRES mince. On aurait dit qu'il n'avait pas mangé depuis des mois. Et c'est bizarre, parce que ça fait quelques mois que quelque chose d'important a commencé mais je n'ai plus le souvenir de quoi. Pourtant toutes ces choses me font penser à.......................non je suis paranoïaque.
L'enfant me prit dans ses bras très vite et......
............Une explosion.
L'enfant vola en l'air tandis que moi je tombai sur le sol. Je brûlai de partout. L'enfan
t lui, avait du sang partout. Il était blessé. Et je vis avec frayeur et dégoût qu'il n'avait plus.........de main. Il tomba, raide, inconscient, sur le sol, sans que personne n'intervint ni les messieurs, ni mon père. Et pourtant, je sus que mon père n'était pas très loin, tout près.............Et pour tout vous dire, mon père, le mien, ne vint pas me chercher non plus. Il ne pensa même pas à moi. C'est alors que je compris que.....j'étais "complice" d'une chose tellement abominable que....


Je suis Bo
undou, un ours en peluche âgé de 10 ans. Voici mon père. C'est lui qui m'a créé, chaque pièce vient de son invention. Dans quel but? De tuer TOUS les enfants. Lesquels? Pourquoi? Je ne le sais pas........



Ptit texte écrit pour un devoir de França'ai quand meme mis 2 semaines a trouver l'inspiration, respect xD

# Posté le jeudi 24 avril 2008 18:40

Modifié le mercredi 30 avril 2008 04:55